Au pays de Candy


Avec ses longs cheveux bouclés retenus par des couettes et ses grands yeux verts

pétillants de malice, Candy est vite devenue un personnage emblématique des années 80.

Arrivée sur nos écrans à la fin des années 70, Candy s’est installée pendant plusieurs

années dans notre paysage audiovisuel.

Si, dans la mémoire collective, il s’agit d’une bluette joyeuse et romantique, l’histoire de

Candy est pourtant loin d’être rose. Avec en toile de fond la Belle Époque puis la Première

Guerre mondiale, la vie de la jeune fille n’est pas faite que de bonheurs et de rires. Même

son générique, pourtant si gai, le confirme : « On s’amuse, on pleure, on rit. Il y a des

méchants et des gentils ».

Et il faut avouer que dans la réalité aussi, Candy ne s’est pas fait que des amis…

En route pour un petit flashback dans l’histoire de Candice White Ardley !


À l’origine du dessin animé Candy

Candy est originaire du Japon. Avant de devenir une star du petit écran, elle est l’héroïne

d’un manga en 9 volumes, pré-publiés entre 1975 et 1979.

Le scénario est rédigé par Kyoko Mizuki. Au dessin on retrouve Yumiko Igarashi,

qui sera également créatrice de Georgie.

C’est en 1976 que cette histoire, alors intitulée Candy Candy, est adaptée en dessin animé par TOEI Animation, déjà auteur de Goldorak.

Loin de l’univers guerrier et robotisé d’Actarus, cette série télévisée d’animation est la première adaptation d’un genre nouveau : le shojo. En japonais, ce terme signifie « petite fille » ou « jeune fille ». Il désigne les mangas écrits pour le jeune public féminin, friand d’histoires d’amour romantique et d’amitiés solides.

D’autres verront le jour au fil des années. Tout le monde se souvient de Juliette je t’aime ou encore Lucille amour et rock n’roll, Princesse Sarah…


La série d’animation compte au total 115 épisodes de 26 minutes chacun.

Plusieurs diffusions

En France, le premier épisode est diffusé sur Antenne 2 le 18 septembre 1978, dans

l’émission Récré A2, sous le nom raccourci de Candy.

La série d’animation compte au total 115 épisodes de 26 minutes chacun. Mais au début, ils

sont fractionnés et ne durent alors que 5 minutes. Les enfants regardent Candy petit à petit,

du lundi au vendredi.


Lorsqu’ils sont programmés sur la case du mercredi après-midi, les épisodes retrouvent leur

durée initiale et sont proposés dans leur intégralité.

C’est en 1987 que Candy débarque sur TF1, accompagnée de Goldorak. En effet, AB

Productions a racheté l’ensemble des droits pour pouvoir lancer le Club Dorothée. Silvio

Berlusconi, alors patron de La Cinq, ayant fait main basse sur toutes les nouveautés, Candy

et ses amis aident le Club Do’ à démarrer. La série est ensuite reprise par plusieurs chaînes, jusqu’en 1996 sur TMC.


Chicago au début du 20ème siècle


Le pitch

C’est la fin du XIXème siècle. Situé à 100 kilomètres au Sud-Est de Chicago, dans l’Indiana,

le petit village de La Porte abrite un orphelinat tenu par Mlle Pony et Sœur Maria.

Un jour de neige, les 2 femmes découvrent, dans un panier, 2 bébés abandonnés. Ces

petites filles s’appellent Annie et Candy.

Inséparables depuis ce jour, les fillettes grandissent ensemble, jusqu’à ce qu’Annie soit

adoptée par la famille Brighton. Candy reçoit alors une lettre de son amie, lui expliquant qu’elle veut tourner la page et ne plus avoir de lien avec l’orphelinat. Se sentant à nouveau abandonnée, elle se réfugie en haut de la colline en face de l’orphelinat. C’est alors qu'apparaît un beau et jeune garçon en costume écossais, jouant de la cornemuse. Il console Candy avant de s’en aller, en laissant tomber dans l’herbe un médaillon estampillé d’un « A ». À partir de ce moment, Candy n’aura de cesse de retrouver celui qu’elle appelle « le prince de la colline ».


Premier amour

La famille Lagan adopte Candy, afin qu’elle devienne la fille de compagnie de leurs enfants,

Neil et Eliza. Tandis que ces 2 petits diables prennent un malin plaisir à lui mener la vie

dure, Candy trouve du réconfort auprès de leur cousin, Anthony Brown.

Sa ressemblance avec le prince de la colline et l’initiale de son prénom lui font penser qu’il

s’agit peut-être de ce garçon qu’elle cherche toujours. Bien que ce ne soit pas lui, le cœur

de Candy bat pour ce jeune homme doux et gentil. Mais Anthony est victime d’un accident

de cheval qui met fin à leur idylle naissante. Entretemps, les amis de Candy ont compris qu’elle était malheureuse dans cette famille. Ils écrivent alors à l’oncle William Albert Ardlay, considéré comme le patriarche du clan dont font partie les Lagan. Celui-ci entend leur détresse. Il décide d’adopter Candy et l’envoie dans un collège à Londres afin qu’elle devienne une vraie lady.


Bad boy

Comme beaucoup de demoiselles, Candy est attirée par un adolescent aussi beau que

tourmenté. Il s’appelle Terrence Grandchester, mais tout le monde l’appelle « Terry ».

Délaissé par ses parents, ce jeune rebelle sèche les cours et la messe. Il fume, il boit, et

rêve de devenir acteur. Il décide de partir à New-York pour monter sur les planches.

C’est lors d’une représentation que sa partenaire de jeu (et amoureuse transie), Susana

Marlowe, le sauve de justesse d’un accident. La malheureuse y laisse sa jambe. Si Terry est

lui aussi amoureux de Candy, celle-ci décide de s’effacer pour sauver Susana, prête à

mettre fin à ses jours si elle perdait Terry.

En devant renoncer à celle qu’il aime, le bel acteur entame une descente aux enfers qui

l'entraîne dans l’alcool et le jeu.

De son côté, désespérée, Candy décide de se consacrer aux autres et de devenir infirmière.


Un oncle, un ami, un amoureux

Tout au long de sa vie, Candy croise la route d’un vagabond qui aime la nature et les