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  • 30 janv. 2021
  • 7 min de lecture

Si, sans crier gare, votre cœur s’arrêtait de battre, que ressentiriez-vous ? Sur le plan purement physique, le silence de votre muscle cardiaque engendrerait des douleurs atroces. Sensation d’écrasement tout le long du thorax… Difficultés à reprendre son souffle… Impression d’étouffement… Chaque seconde qui vous sépare de la grande faucheuse vaut son pesant d’or.

À l’échelle biologique, le déroulé des derniers instants de l’Homme est bien connu. Aujourd’hui, il n’est pas question de ça.


Si votre cœur s’arrêtait immédiatement de battre, seriez-vous heureux de votre vécu ?

Embrasserez le dieu Thanatos avec entrain ou seriez-vous empli de regrets ? C’est face au Styx que l’on réalise généralement un bilan honnête de sa vie.

Nombreuses sont les personnes qui déambulent au milieu des vivants sans en faire partie. Telles des âmes en peine, elles se traînent d’un bout à l’autre de la vie en attendant qu’Atropos mette un terme à leur supplice.

Nul besoin d’avoir des talents de devin pour les apercevoir. Cette serveuse au regard vide qui sert des sandwichs tel un robot… Cet employé de bureau, devenu esclave de la machine capitaliste, qui attend désespérément les vendredis… Ou alors, cette mère au foyer qui a fait taire ses aspirations personnelles face au diktat de la société…

Eh oui, vivre, c’est plus que posséder une fréquence cardiaque oscillant entre 55 et 85 battements par minute.


Regarder au-delà des battements de son cœur

Posez votre main sur la partie gauche de votre thorax. Sous votre paume, votre cœur bat à un rythme lent, serein, régulier. Mais ce n’est pas tout… Si vous fermez les yeux et faites le vide dans votre esprit, vous l’entendrez alors vous parler.

Quand vous étiez enfant, votre cœur et vous entreteniez une relation fusionnelle. Pendant de longues heures, vous débattiez du futur, de géopolitique et rêviez de refaire le monde. Et puis, les choses ont changé… Ou plutôt, VOUS avez changé. Vous êtes devenu grand. Vous avez cessé de vous livrer à tous ces enfantillages. Vous êtes devenu un adulte responsable.

Jour après jour, vous avez intimé à votre cœur de se taire. Jour après jour, vous l’avez bâillonné à chaque fois qu’il essayait de communiquer avec vous. Jour après jour, vous l’avez réduit au silence.



Heureusement, le cœur n’est pas un muscle qui se laisse battre si facilement. De voix tonitruante, sa phonation est devenue un murmure délicat. Malgré tous vos efforts, il n’a de cesse de vous parler. Seulement voilà… Vous vous obstinez à faire la sourde oreille.

Dans le roman L’alchimiste, le maître du fougueux Santiago lui fait part d’un secret inestimable : "Personne ne peut fuir son cœur. C’est pourquoi il vaut mieux écouter ce qu’il dit". Ne pesant qu’environ 300 g, le cœur est plus qu’un organe, c’est un ami fidèle qui ne veut que votre bien. Pourquoi avez-vous cessé de l’écouter ?

Vivre, c’est bien plus qu’exister. C’est décider du fil conducteur qui régira son existence. C’est prendre des décisions fermes, qui vous rapprochent de votre idéal de bonheur, quitte à faire le deuil de certains éléments.


"Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une". Lao Tseu

Soyez honnête envers vous-même… Quand vous vous levez le matin, êtes-vous heureux ? Avez-vous le sourire jusqu’aux lèvres ou êtes-vous sur le point de craquer ? Pire encore… Il se peut que vous soyez résigné et êtes totalement insensible à votre avenir. Comme une coquille vide, vous effectuez des tâches routinières sans ressentir ni joie, ni peine.

Sur le papier, ces propos peuvent sembler alarmistes et pourtant, il n’en est rien. Ouvrez grand les yeux et vous réaliserez que votre environnement est envahi de morts. Peut-être même êtes-vous l’un de ceux-là…

Ces mariages réalisés pour entrer dans un moule… Ces hommes et femmes qui ont choisi des carrières qu’ils détestent au plus haut point… Ces êtres humains qui se laissent balloter par les événements en se disant que "c’est la vie, et puis tant pis".

Être vivant tout en naviguant dans les fleuves de l’au-delà est bien plus simple qu’il n’y paraît. Il suffit d’abandonner ses rêves, de faire une croix sur son bonheur ou encore de vivre par procuration.


Je suis car il est

Telle pourrait être la devise de ceux qui vivent par procuration. Toute leur existence gravite autour de celle d’un autre être humain.

N’avez-vous jamais entendu des personnes qui se présentent uniquement comme "le fils de…", "la femme de…", "le frère de…" ? Dépourvus d’identités propres, ils n’ont d’autre choix que de se greffer à celle d’une personne de l’entourage.

Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, le phénomène se pare désormais d’un visage numérique teinté de faux glamour. Influenceur qui ne vit que pour plaire à ses abonnés, créateur de contenus qui recherchent des likes, des likes, toujours plus de likes…

Malgré les sourires de façades, vivre par procuration n’est pas source de bonheur. Coupées du monde, ces personnes ont peu à peu effacé leurs personnalités pour rentrer dans un moule. Pensez-vous qu’elles soient vraiment heureuses ? Quand la lune pointe le bout de son nez et que les convives ne sont plus là, leur masque tombe pour révéler le désarroi qui les anime…

Vivre par procuration, ce n’est pas vivre. C’est sacrifier sa nature, se renier dans l’espoir que l’autre nous appréciera ou nous façonnera à son image. Pour sortir de ce mauvais pas, la personne doit s’éveiller et se mettre à la recherche de son ikigai.



Oser briller tel une étoile

Sur l’île d’Okinawa, il n’est pas rare de voir des centenaires en parfaite santé boire du thé matcha sur les terrasses des minka. Dotée de l’espérance de vie la plus longue au monde, la population de cet îlot a longtemps gardé jalousement son secret. Heureusement, au fil du temps, les langues ont commencé à se délier.

Depuis des millénaires, ce peuple pratique une philosophie aujourd’hui mondialement connue : l’ikigai. Contraction des termes "iki" signifiant vie ou vivre et "kai" représentant la valeur, l’ikigai permet de trouver sa raison d’être.

Une fois votre ikigai trouvé, le monde prendra une toute autre saveur. Vous cesserez de –juste- vivre et commencerez à croquer l’existence à pleines dents. Chaque soir, quand vous fermerez les yeux pour rejoindre Morphée, vous aurez la sensation d’avoir fait un pas de plus dans la bonne direction.

Il est difficile de décrire la puissance d’un ikigai avec les mots… C’est une force motrice qui vous permet de persévérer même dans l’adversité, de faire fi des opinions négatives et d’être heureux, tout simplement.


À la croisée de ce que vous aimez, ce en quoi vous êtes doué, ce dont le monde a besoin et ce pour quoi vous êtes payé, l’ikigai vous permet de vous retrouver. C’est comme si tout d’un coup, vous redonniez la parole à votre cœur… C’est comme si votre corps s’emplissait d’une énergie chaleureuse et très puissante.

Arrêtez tout. Là. Maintenant. Arrêtez tout. Si vous avez des feuilles en main ou que la télévision hurle en arrière-fond, stoppez tout. Il est temps de faire une mise au point.

Jusqu’à présent, comment avez-vous vécu votre existence ? Dans 3 ans, comment voyez-vous votre vie ? Et dans 5 ? 10 ans ? Mais surtout, quand avez-vous ressenti un bonheur immense pour la dernière fois ?

Parce qu’il n’est pas facile de se regarder dans une glace, voici 5 questions auxquelles vous devez répondre de façon honnête :

Quand vous étiez plus jeune, quelle activité vous accaparait tellement que vous ne voyiez pas le temps passer ?


Quel souvenir associez-vous au mot "bonheur" ?

Si vous deviez décrire un quotidien de rêve, comment se présenterait-il ?

Quelle est votre plus grande fierté dans la vie ?

Quel est votre plus grand regret ? Quelle est cette chose que vous auriez voulu faire mais à laquelle vous avez renoncé ?

Prenez le temps de répondre à ces questions. Surtout, ne le faites pas à la va-vite. Ce n’est qu’en réalisant une introspection profonde que vous pourrez trouver votre voie. Pas celle de vos parents. Pas celle de votre conjoint. Pas celle qui a réussi à vos amis. Celle qui vous sied à vous et uniquement à vous.

Le sage Chinois Lao Tseu a très sagement dit : "Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une".

Pourquoi laisser la routine métro-boulot-dodo faire de vous un automate sans âme ? Pourquoi laisser les autres vous dicter chacun de vos actes ? Le jour où la grande faucheuse viendra vous chercher, que souhaitez-vous emporter avec vous : des regrets ou des souvenirs heureux ? Répondez et agissez en conséquences… Pour le duo d’artistes plasticiens de Mr Cute, un diagnostic malheureux a été le coup de fouet dont ils avaient besoin.


L’urgence de vivre avant le game over

Rien n’aurait laissé penser au duo de frères qu’ils plaqueraient tout pour vivre de leur passion… Il y’a encore quelques mois, ils menaient des vies de quarantenaires somme toute banales.

En semaine, ils suivaient à la lettre la routine métro-boulot-dodo. Les weekends, ils visitaient des proches ou passaient du temps avec leurs amis. Une fois les vacances d’été arrivées, ils quittaient la métropole à la recherche du soleil.

Rien, absolument rien ne laissait deviner qu’ils quitteraient tout pour devenir des artistes turbulents… Et puis un jour, lors d’une visite médicale de routine, l’un des deux a appris qu’il était atteint d’une maladie orpheline. À cet instant précis, la fratrie a réalisé à quel point l’existence humaine était fragile… En 4 décennies passées sur terre, qu’avaient-ils fait de leurs vies ? Dos au mur, ils prirent une décision qui changea tout : "vivre pleinement et sans regrets".

Sans perdre une minute de plus, les deux frères se résolurent à vivre corps et âme pour leur passion : l’art. Hors de question pour eux d’attendre que sonne le glas de la retraite pour laisser parler leurs âmes d’artistes. En créant Mr Cute, les artistes plasticiens entendent réaliser leurs rêves d’enfants.

N’oubliez pas les propos de Lao Tseu : "Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une". L’état de santé d’un des frères a été le déclencheur de leur quête du bonheur. Ce jour, ils ont pris conscience de l’urgence de vivre, de savourer chaque instant qui passe avant qu’il ne soit trop tard.

Et vous qui lisez ces lignes, où en êtes-vous ? Êtes-vous épanoui ou comptez-vous les jours en attendant les vacances ou le weekend ? Stop waiting for Friday! C’est maintenant que tout se joue…





 
 
  • 26 janv. 2021
  • 5 min de lecture

Visage balafré, tenues bling-bling et langage ordurier, Tony Montana est une sorte d’anti-héros reconnaissable entre mille. Scarface raconte l’histoire de cet ex-prisonnier cubain, réfugié aux États-Unis, prêt à tout pour réaliser son rêve américain. Avec violence. Avec vengeance. Et sans pitié.

« les mains faites pour l’or, et elles sont dans la merde ! »

Lors de sa sortie, le 9 décembre 1983, le film croule sous les critiques négatives. Jugé trop brutal et trop injurieux par les journalistes, il réussit tout de même à trouver son public.


Les années passent et changent la donne. De plus en plus, il apparaît comme une référence de la culture pop. Tony Montana devient une icône, un exemple de volonté et de réussite.

Dans le hip-hop, le rap, les jeux vidéos, l’art… Les références à Scarface se multiplient.

D’abord boudé puis encensé, il se place en 105ème position dans le fameux « Top 250 des meilleurs films de tous les temps » du site Internet Movie Database.

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ce film devenu culte !


Il était une fois...

Le Scarface de 1983 est un remake du long-métrage éponyme de 1932, réalisé par Howard Hawks (lui-même adapté librement d’un roman de Armitage Trail).

Cette première version racontait l’histoire d’un mafieux, trafiquant d’alcool à Chicago pendant la Prohibition. L’allusion à Al Capone, surnommé Scarface en raison de sa cicatrice à la joue gauche, était à peine déguisée.


Quelques changements

Sidney Lumet est le premier réalisateur à s’intéresser au projet. Il a l’idée de transposer l’action à Miami, et de modifier l’origine des personnages. Mais finalement il préfère renoncer en raison du script, trop violent à son goût. Brian De Palma, lui, est conquis. Il quitte alors le tournage de Flashdance pour réaliser Scarface.


Le scénario

L’écriture est confiée à Oliver Stone, qui s’installe dans un premier temps à Miami pour s’imprégner de la ville et y faire quelques recherches.

Mais il est lui-même dépendant à la cocaïne, et l’endroit ne lui convient pas.

« Non seulement je blessais mes proches, mais j’en étais à un point où ma santé mentale était sur le point de vaciller. » reconnait-il. C’est à Paris qu’il décide de s’installer pour écrire le scénario (totalement clean !).


Le pitch

Petit malfrat exilé, Antonio Montana, dit « Tony », arrive à Miami au début des 80’s. Accompagné de son meilleur ami Manolo Ribera, appelé « Manny », il devient rapidement le bras droit d’un baron de la drogue.

Ambitieux, revanchard, il crée sa propre organisation et se construit un empire.

Mais sa chute sera aussi vertigineuse que son ascension.


Les secrets du casting

Dénicher les perles rares pour incarner les rôles titres n’est pas toujours chose facile. Scarface n’échappe pas à la règle. Mais le résultat est magistral !


Tony Montana

Après avoir incarné l’élégant et stoïque Michael Corleone dans la saga du Parrain, Al Pacino accepte ce nouveau rôle décliné par Robert de Niro et Sylvester Stallone. Il change alors totalement de style pour incarner Tony Montana.

Son interprétation d’une puissance impressionnante reste l’une des performances d’acteur les plus marquantes du cinéma.


Le film est nommé 3 fois aux Golden Globes en 1984

Manny Ribera

À l’origine, c’est John Travolta qui doit jouer Manny, le meilleur ami et bras droit de Tony. Cependant, l’audition de Steven Bauer bluffe tellement les producteurs que c’est lui qui décroche le rôle.

Paradoxalement, il est le seul acteur d’origine cubaine à jouer dans le film.



Elvira Hancock

Pas moins de 7 actrices ont été sollicitées pour jouer la femme de Tony (parmi elles : Kim Basinger, Jodie Foster, Mélanie Griffith…). Mais toutes refusent, jugeant le rôle trop sexiste.

À l’inverse, d’autres comédiennes comme Sharon Stone ou Carrie Fisher souhaitent obtenir la place et auditionnent. Sans succès !

C’est finalement Michelle Pfeiffer qui est imposée au réalisateur par le producteur Martin Bregman.


Un tournage et une sortie mouvementés

Welcome to Miami… mais à Los Angeles !

La version officielle raconte que la ville de Miami a refusé que le tournage se déroule dans ses rues. L’Office de Tourisme redoutait que la mauvaise réputation de la ville dans le film ne fasse fuir les touristes.

Une autre version justifie le choix des producteurs de tourner dans la Cité des Anges pour des raisons budgétaires et de sécurité. Ils craignaient les réactions de la communauté cubaine fortement représentée à Miami, surnommée « la petite Havane ».


Pour éviter les problèmes et calmer les esprits, certaines rues de Miami ont donc été reconstituées à Los Angeles.


Interdit aux moins de 17 ans

Scarface est d’abord classé X par la MPAA (association des professionnels du cinéma). Interdit aux jeunes de moins de 18 ans, on lui reproche sa violence gratuite et la consommation de drogue très présente à l’écran.


Brian De Palma remonte son film plusieurs fois pour mieux le défendre. Le producteur monte aussi au créneau et demande l’avis d’un panel d’experts.

Parmi eux se trouvent des spécialistes du trafic de drogue, qui estiment que la violence n’est pas gratuite. Selon eux, elle est même tout à fait conforme à la réalité de ce milieu.

Le film n’est plus “X” mais devient “R” : interdit aux mineurs de moins de 17 ans, non accompagnés.


« Say hello to my little friend »

Voilà l’une des phrases les plus cultes de Scarface. Elle est prononcée par Tony Montana dans la scène finale, juste avant l’impressionnante et ultime fusillade qui lui coûte la vie.


Lors de l’enregistrement de cette séquence, alors qu’il saisit une arme venant de servir, Al Pacino se brûle la main sur la crosse. Un arrêt de 2 semaines est nécessaire. Mais son cri de douleur a été gardé au montage !


Brian De Palma a reçu un soutien inattendu pour ce ballet de tirs réglé au millimètre.

Venu sur le plateau pour le saluer, son grand ami Steven Spielberg n’a pas résisté et s’est emparé d’une caméra. Au milieu des autres cadreurs, il a ainsi aidé à fixer sur pellicule un grand moment de cinéma.

Mais ce ne sont pas là les seules anecdotes qui pimentent les coulisses de Scarface !


Un bel hommage rendu à Scarface réalisé par MR CUTE

(Pochoir sur pains de drogue / cf www.mr-cute.com)


Bonus

Bien qu’il soit d’origine cubaine, le personnage d’Antonio Montana ne dit qu’une seule phrase en espagnol, pourtant sa langue maternelle !

Par contre, ce long-métrage ne compte pas moins de 218 “fuck” (source Première), dont 182 sortent de la bouche de Tony. Et ce n’est pas le seul juron entendu dans les dialogues !

Avec 42 cadavres au compteur, il y a peu de place pour la poésie…


Lors de l’avant-première, Dustin Hoffman se serait endormi, tandis que John Irving aurait quitté la salle, écœuré par ce déferlement de violence.

Martin Scorsese, présent lui aussi, aurait glissé à Steven Bauer : « Les gars, vous êtes superbes, mais il faut vous préparer parce qu'ils vont le détester à Hollywood ». Il avait vu juste...

Pourtant, avec un budget de 25 millions, Scarface a rapporté près de 70 millions de dollars de recettes mondiales.


Le film est nommé 3 fois aux Golden Globes en 1984, (meilleur acteur pour Al Pacino, meilleur acteur dans un second rôle pour Steven Bauer et meilleure musique pour Giorgio Moroder). Mais c’est aux Razzie Awards qu’il reçoit une “récompense” pour le pire réalisateur…


Un mystère bien entretenu

La drogue tient l’un des rôles principaux dans ce long-métrage. Or, la poudre de lait ne rendait pas l’effet visuel escompté pour ressembler parfaitement à de la cocaïne.

Aujourd’hui encore, seuls Brian De Palma et Al Pacino sont les seuls à savoir quel produit a été réellement utilisé... Et ils refusent toujours de le dévoiler !


Comment ce film noir, iconique des années 80, est-il devenu culte ? C’est sans aucun doute Al Pacino qui l’explique le mieux :

« À l’époque, l’avidité était en vogue, avec Wall Street notamment, et je pense que Scarface représente un peu ça. Tony Montana est un grand personnage, un personnage qui ose faire n’importe quoi, qui vole comme un Phénix, comme Icare, près du soleil ».
(source : FilmsActu)
 
 

Dernière mise à jour : 3 févr. 2021



Combo… Que drôle de pseudonyme pour un artiste… Est-ce une allusion au melting-pot culturel dont il est issu ? Est-ce un clin d’œil à la famille multi religieuse dans laquelle il a vu le jour ? Seul l’artiste lui-même possède la réponse à cette question.

Depuis qu’il a 16 ans, le talentueux Combo prend un malin plaisir à briser les stéréotypes, à pointer du doigt les peurs et l’ignorance qui se terrent derrière les préjugés. Homosexualité, droits des femmes, religions… Il n’a pas peur d’aborder les sujets qui fâchent.


Un enfant citoyen du monde

C’est par une journée ensoleillée de l’an 1989 que Combo pousse son premier cri. Né dans le sud de la France, il baigne dès sa naissance dans un méli-mélo d’influences.

Son père, un Libanais de confession chrétienne, l’initiera à la recette ancestrale de l’houmous et lui fera découvrir la Bible. Sa mère, une Marocaine musulmane, le fera danser sur le raï tout en lui apprenant des versets du Coran.

Dès ses premiers pas sur Terre, Combo apprend que la différence n’est aucunement un facteur de division. Au contraire, la diversité est une force d’une rare puissance.

Alors qu’il n’a que 16 ans, l’adolescent devient un adepte du street art. Sur les murs de sa ville natale, il laisse parler son cœur de la plus belle des façons.

En 2010, alors qu’il n’a que 21 ans, il tombe amoureux d’une séductrice invétérée : la Ville Lumière lui a fait des œillades auquel son cœur d’artichaut n’a pas pu résister bien longtemps.

Impétueux, le jeune Combo n’en est pas pour autant irréaliste… Il a pris ses précautions avant de déployer ses ailes. Ce n’est qu’après avoir obtenu un diplôme de la prestigieuse Villa Arson à Nice qu’il dépose ses valises à Paris.

En 2012, son talent attire l’attention d’une agence de publicité. Occupant en son sein la fonction de Directeur artistique, ce sera pour lui l’occasion de travailler avec des marques telles que Peugeot, McDo ou Canal +.


Néanmoins, malgré ce succès fulgurant, quelque chose manque à Combo… Tout au fond de lui, les mots se bousculent et cherchent un moyen de s’exprimer. Bien qu’il n’ait jamais cessé de pratiquer le graffiti, il a l’impression de ne pas assez en faire.


En 2014, le jeune homme de 25 ans prend une décision radicale : interpeller l’opinion publique à travers ses œuvres.



A Hong Kong, Combo défie la haute surveillance de la ville et placarde sur les murs des pages Google auxquelles les Hongkongais n’ont pas accès.

Une audace qui laisse bouche bée

Même une explosion nucléaire ne saurait arrêter Combo dans son élan. En avril 2012, l’artiste émergent décide de célébrer l’incident de la centrale de Fukushima d’une façon qui lui est propre. Aussi silencieux qu’un chat, il s’infiltre dans la zone interdite de Tchernobyl afin d’y placarder des affiches publicitaires faisant l’apologie de l’énergie nucléaire. Ce coup de maître lui vaudra un immense intérêt de la part de la presse internationale.

Dès lors, son travail commencera à être apprécié à sa juste valeur. Aux quatre coins du monde, le nom du jeune artiste devient synonyme de qualité, d’impudence à la française, de hardiesse. Et ce ne sont pas ses créations suivantes qui mettront à mal cette réputation…


Pour dénoncer la censure qui sévit à Hong Kong, Combo défie la haute surveillance de la ville et placarde sur les murs des pages Google auxquelles les Hongkongais n’ont pas accès.

En 2017, lors de l’élection présidentielle française, Combo détourne des personnages de l’imaginaire collectif. Sur des pancartes bariolées, les passants peuvent apercevoir Ariel (La petite sirène), Cendrillon, Pinocchio ou Picsou les inciter à voter pour eux. Pensez-vous que les messages soient de simples slogans appelant au vote ? C’est mal connaître l’artiste…


Pour sa campagne publicitaire, Cartman (South Park) est resté fidèle à lui-même : "Je vous emmerde et je reste à l’Élysée. Votez Cartman". Kaa, le serpent du Livre de la jungle, fait son plus beau regard hypnotique en-dessous d’une phrase simple : "Ayez confianceee, votez pour moiiii". Aussi pingre que dans vos mémoires, l’oncle Picsou joue la carte de la franchise : "Pas de fausses promesses. Je garderai tout pour moi".

Franc du collier, Combo dit ce qu’il pense sans détour. Droits des migrants, condition des femmes, militarisation… Quand l’artiste émergent est confronté à un mal qui mine la société, il dépeint la vérité crue sur les murs.

Combien d’œuvres a-t-il ainsi conçu ? Difficile de dire… Ses messages d’acceptation ont été à maintes fois saccagés et l’artiste ne tient pas de carnets. Cependant, s’il y’a une de ces créations qui résistera coûte que coûte à l’usure du temps, c’est la reproduction du logo "Coexist".



Coexist : un message de paix et d’amour

En 2000, le designer Polonais Piotr Młodożeniec décide de tenter sa chance à une compétition d’art internationale organisée par le musée sur la voie du dialogue, de la compréhension et de la coexistence. Pour cela, il crée "coexist", une suite de caractères dans laquelle le C a été remplacé par le croissant de lune de l’Islam, le X par la croix de David juive et le T par la croix du Christianisme.

Bien que Piotr Młodożeniec soit le créateur du concept, il incombe de souligner que son appartenance légale est source de conflits.

Le musée estime que "coexist" est sien de par les clauses du contrat de la compétition. U2, un groupe de musiciens l’a repris dans plusieurs de ses titres, ignorant qu’il était de Piotr. Une compagnie indienne a déposé un brevet sur cette image aux USA en 2003. Piotr Młodożeniec hurle au vol de propriété intellectuelle.

De fait, la paternité légale de "coexist" est sujette à de nombreux débats…

Malgré la polémique qui l’entoure, ce symbole est fréquemment utilisé par les artistes qui prônent la cohésion religieuse. Citoyen du monde, Combo l’a à de maintes fois utilisé à des fins non lucratives. Malheureusement, ses bonnes intentions ne lui pas toujours porté chance…

Le 30 janvier 2015, alors qu’il reproduit "coexist" sur un mur de La Porte Dorée, il se fait sauvagement agressé par 4 jeunes. Des cocards et quelques fractures n’empêcheront pas l’artiste de continuer à prôner la tolérance religieuse.

Un an plus tard, il ira encore plus loin avec ce concept. Du 7 janvier au 6 mars 2016, il organisera une exposition à l’Institut du Monde Arabe sobrement baptisée "coexist" qui rencontrera un franc succès. Eh oui, la sérénité est un état recherché par de nombreuses personnes, peu importe leurs origines…


Black Lives Matter, Grenoble

Pour soutenir et dénoncer les contestations aux États-Unis, Combo a réalisé une fresque dans la ville de Grenoble. Celle-ci représente deux hommes, l'un avec un t-shirt blanc et l'autre avec un t-shirt noir. Sur leurs vêtements, nous pouvons donc voir le slogan Black Lives Matter, et la phrase I can't breathe, en français « Je ne peux pas respirer » qui a été prononcé par George Floyd, avant de mourir lorsqu'il était bloqué par une prise d'un policier.

Grâce à ces slogans courts et compréhensibles par tous, l'artiste rend l'art accessible. Par ailleurs, ces deux hommes représentent d'un côté la jeunesse avec la présence du skateboard, et les différentes communautés qui se luttent contre le racisme et les violences policières.


Adulé autant par le grand public que par ses compères, Combo est assurément plein de talent. Ayant à son actif plusieurs expositions, de nombreuses parutions dans les médias et même une série de livres dénommée "Down in Town", Combo est un artiste émergent qui fait la fierté des beaux-arts français.

Mr Cute à eu la chance de partager une exposition en 2019 avec la Woodgreen galerie, il a un talent exceptionnel que nous admirons !


 
 
mr cute expose sur la maison gainsbourg diapositives

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