COMBO : le street artiste spécialiste des opérations coup de poing

Mis à jour : févr. 3



Combo… Que drôle de pseudonyme pour un artiste… Est-ce une allusion au melting-pot culturel dont il est issu ? Est-ce un clin d’œil à la famille multi religieuse dans laquelle il a vu le jour ? Seul l’artiste lui-même possède la réponse à cette question.

Depuis qu’il a 16 ans, le talentueux Combo prend un malin plaisir à briser les stéréotypes, à pointer du doigt les peurs et l’ignorance qui se terrent derrière les préjugés. Homosexualité, droits des femmes, religions… Il n’a pas peur d’aborder les sujets qui fâchent.


Un enfant citoyen du monde

C’est par une journée ensoleillée de l’an 1989 que Combo pousse son premier cri. Né dans le sud de la France, il baigne dès sa naissance dans un méli-mélo d’influences.

Son père, un Libanais de confession chrétienne, l’initiera à la recette ancestrale de l’houmous et lui fera découvrir la Bible. Sa mère, une Marocaine musulmane, le fera danser sur le raï tout en lui apprenant des versets du Coran.

Dès ses premiers pas sur Terre, Combo apprend que la différence n’est aucunement un facteur de division. Au contraire, la diversité est une force d’une rare puissance.

Alors qu’il n’a que 16 ans, l’adolescent devient un adepte du street art. Sur les murs de sa ville natale, il laisse parler son cœur de la plus belle des façons.

En 2010, alors qu’il n’a que 21 ans, il tombe amoureux d’une séductrice invétérée : la Ville Lumière lui a fait des œillades auquel son cœur d’artichaut n’a pas pu résister bien longtemps.

Impétueux, le jeune Combo n’en est pas pour autant irréaliste… Il a pris ses précautions avant de déployer ses ailes. Ce n’est qu’après avoir obtenu un diplôme de la prestigieuse Villa Arson à Nice qu’il dépose ses valises à Paris.

En 2012, son talent attire l’attention d’une agence de publicité. Occupant en son sein la fonction de Directeur artistique, ce sera pour lui l’occasion de travailler avec des marques telles que Peugeot, McDo ou Canal +.


Néanmoins, malgré ce succès fulgurant, quelque chose manque à Combo… Tout au fond de lui, les mots se bousculent et cherchent un moyen de s’exprimer. Bien qu’il n’ait jamais cessé de pratiquer le graffiti, il a l’impression de ne pas assez en faire.


En 2014, le jeune homme de 25 ans prend une décision radicale : interpeller l’opinion publique à travers ses œuvres.



A Hong Kong, Combo défie la haute surveillance de la ville et placarde sur les murs des pages Google auxquelles les Hongkongais n’ont pas accès.

Une audace qui laisse bouche bée

Même une explosion nucléaire ne saurait arrêter Combo dans son élan. En avril 2012, l’artiste émergent décide de célébrer l’incident de la centrale de Fukushima d’une façon qui lui est propre. Aussi silencieux qu’un chat, il s’infiltre dans la zone interdite de Tchernobyl afin d’y placarder des affiches publicitaires faisant l’apologie de l’énergie nucléaire. Ce coup de maître lui vaudra un immense intérêt de la part de la presse internationale.

Dès lors, son travail commencera à être apprécié à sa juste valeur. Aux quatre coins du monde, le nom du jeune artiste devient synonyme de qualité, d’impudence à la française, de hardiesse. Et ce ne sont pas ses créations suivantes qui mettront à mal cette réputation…


Pour dénoncer la censure qui sévit à Hong Kong, Combo défie la haute surveillance de la ville et placarde sur les murs des pages Google auxquelles les Hongkongais n’ont pas accès.

En 2017, lors de l’élection présidentielle française, Combo détourne des personnages de l’imaginaire collectif. Sur des pancartes bariolées, les passants peuvent apercevoir Ariel (La petite sirène), Cendrillon, Pinocchio ou Picsou les inciter à voter pour eux. Pensez-vous que les messages soient de simples slogans appelant au vote ? C’est mal connaître l’artiste…


Pour sa campagne publicitaire, Cartman (South Park) est resté fidèle à lui-même : "Je vous emmerde et je reste à l’Élysée. Votez Cartman". Kaa, le serpent du Livre de la jungle, fait son plus beau regard hypnotique en-dessous d’une phrase simple : "Ayez confianceee, votez pour moiiii". Aussi pingre que dans vos mémoires, l’oncle Picsou joue la carte de la franchise : "Pas de fausses promesses. Je garderai tout pour moi".

Franc du collier, Combo dit ce qu’il pense sans détour. Droits des migrants, condition des femmes, militarisation… Quand l’artiste émergent est confronté à un mal qui mine la société, il dépeint la vérité crue sur les murs.

Combien d’œuvres a-t-il ainsi conçu ? Difficile de dire… Ses messages d’acceptation ont été à maintes fois saccagés et l’artiste ne tient pas de carnets. Cependant, s’il y’a une de ces créations qui résistera coûte que coûte à l’usure du temps, c’est la reproduction du logo "Coexist".



Coexist : un message de paix et d’amour

En 2000, le designer Polonais Piotr Młodożeniec décide de tenter sa chance à une compétition d’art internationale organisée par le musée sur la voie du dialogue, de la compréhension et de la coexistence. Pour cela, il crée "coexist", une suite de caractères dans laquelle le C a été remplacé par le croissant de lune de l’Islam, le X par la croix de David juive et le T par la croix du Christianisme.

Bien que Piotr Młodożeniec soit le créateur du concept, il incombe de souligner que son appartenance légale est source de conflits.

Le musée estime que "coexist" est sien de par les clauses du contrat de la compétition. U2, un groupe de musiciens l’a repris dans plusieurs de ses titres, ignorant qu’il était de Piotr. Une compagnie indienne a déposé un brevet sur cette image aux USA en 2003. Piotr Młodożeniec hurle au vol de propriété intellectuelle.

De fait, la paternité légale de "coexist" est sujette à de nombreux débats…

Malgré la polémique qui l’entoure, ce symbole est fréquemment utilisé par les artistes qui prônent la cohésion religieuse. Citoyen du monde, Combo l’a à de maintes fois utilisé à des fins non lucratives. Malheureusement, ses bonnes intentions ne lui pas toujours porté chance…

Le 30 janvier 2015, alors qu’il reproduit "coexist" sur un mur de La Porte Dorée, il se fait sauvagement agressé par 4 jeunes. Des cocards et quelques fractures n’empêcheront pas l’artiste de continuer à prôner la tolérance religieuse.

Un an plus tard, il ira encore plus loin avec ce concept. Du 7 janvier au 6 mars 2016, il organisera une exposition à l’Institut du Monde Arabe sobrement baptisée "coexist" qui rencontrera un franc succès. Eh oui, la sérénité est un état recherché par de nombreuses personnes, peu importe leurs origines…


Black Lives Matter, Grenoble

Pour soutenir et dénoncer les contestations aux États-Unis, Combo a réalisé une fresque dans la ville de Grenoble. Celle-ci représente deux hommes, l'un avec un t-shirt blanc et l'autre avec un t-shirt noir. Sur leurs vêtements, nous pouvons donc voir le slogan Black Lives Matter, et la phrase I can't breathe, en français « Je ne peux pas respirer » qui a été prononcé par George Floyd, avant de mourir lorsqu'il était bloqué par une prise d'un policier.

Grâce à ces slogans courts et compréhensibles par tous, l'artiste rend l'art accessible. Par ailleurs, ces deux hommes représentent d'un côté la jeunesse avec la présence du skateboard, et les différentes communautés qui se luttent contre le racisme et les violences policières.


Adulé autant par le grand public que par ses compères, Combo est assurément plein de talent. Ayant à son actif plusieurs expositions, de nombreuses parutions dans les médias et même une série de livres dénommée "Down in Town", Combo est un artiste émergent qui fait la fierté des beaux-arts français.

Mr Cute à eu la chance de partager une exposition en 2019 avec la Woodgreen galerie, il a un talent exceptionnel que nous admirons !


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